STERIA: Point sur une semaine de “négociations”

Retrait de l'accordQuelques précisions doivent être apportées.

  1. La CGT est bien la seule organisation syndicale à avoir annoncé les menaces de la Direction sur l’emploi et les conditions de travail. Dès le 10 octobre, nous avons pris l’initiative de dévoiler le plan de la Direction annoncé par le gérant au Comité Central d’Entreprise le 10 octobre 2013. Les organisations syndicales présentes au CCE, et notamment celles qui trustent la quasi totalité des postes, n’ont rien fait à ce moment là. Pire, elles ont osé critiquer la CGT pour avoir informé les salarié-e-s immédiatement. Les écrits sur certains sites internet sont éloquents. Au minimum c’est un manque de courage, au pire c’est une non assistance à salarié-e-s en danger.
  2. La CGT est cohérente dans ces écrits, dans ces interventions en réunion: Il est hors de question de faire des propositions pour renégocier à la baisse les accords relatifs aux congés payés, au temps de travail. Il est également hors de question, de tirer dans le dos de la DIRECCTE qui intervient sur le non respect de la législation sur le temps de travail, sur l’absence de prévention des risques psycho-sociaux. Pourquoi les syndicats qui disent ne pas vouloir négocier à la baisse, ne décident pas de se lever et dire à la Direction: Nous ne sommes pas intéressé-e-s à une négociation qui se fait sans l’ombre d’un doute pour retirer des droits aux salarié-e-s? C’est l’un des mystères de ces réunions, où certains semblent découvrir en séance la volonté de la Direction, alors que tout est déjà écrit dans les documents fournis avant les réunions!
  3. La CGT a d’abord demandé, avant d’aller plus avant dans les  discussions d’avoir un diagnostic fait par un cabinet d’expert comptable indépendant. Cela dès la première réunion du  7 novembre! Nous avons été bien seuls à ce moment là. Il aura fallu attendre la réunion du 21 novembre, sur notre insistance constante, pour que toutes les OS finissent par demander cette expertise. Nous n’avons pas cherché à imposer un cabinet plutôt qu’un autre. Nous avons accepté SEXTANT Expertise, proposé par la CGC. Le but est bien pour la CGT de vérifier si la situation dans laquelle est Steria est susceptible d’entrainer une cessation d’activité. Nous pensons que ce n’est absolument pas le cas.
  4. Alors que les écrits de la Direction sont sans ambiguïtés sur les menaces pour l’emploi, alors que les écrits de la Direction indique des difficultés financières, pourquoi le Comité Central d’Entreprise n’a-t-il pas usé du seul véritable pouvoir dont il dispose, à savoir le déclenchement d’un droit d’alerte, défini par l’ article L. 2323-78 du Code du Travail?  C’est encore un mystère. La CGT si elle était présente au Comité Central d’Entreprise aurait immédiatement agi en ce sens.
  5. La CGT l’a toujours affirmé, pour s’opposer à une Direction qui veut supprimer des emplois, la seule alternative est de tout mettre en œuvre pour inverser le rapport de force, qui aujourd’hui est en faveur de la Direction. Les dirigeants de Steria l’ont parfaitement compris. C’est donc un devoir impératif de faire en sorte que les salarié-e-s se préoccupent de leur destin et ne fassent pas confiance à des délégué-e-s professionnel-le-s permanent-e-s qui pourraient penser que le fait d’être élu-e leur donnerait le droit de décider à la place des salarié-e-s sur ce que doit être leur avenir. Leur donnerait également le droit de décider qui doit rester à Steria et qui doit en partir!
  6. La CGT tient donc à construire avec les salarié-e-s l’alternative à ce plan de régression générale. Le 25 novembre avec cette distribution de tracts devant STERIA n’était que la marque de la détermination de la CGT à avancer dans ce sens. En quelque sorte il s’agit bien d’une résistance au projet de la Direction, contre toute velléité de collaboration au projet de la Direction. Nous continuerons donc de manière cohérente à nous opposer à la Direction. Nous espérons que d’autre organisation syndicale faisant la même analyse que la nôtre, s’engage également aux côtés des salarié-e-s, autour de revendications alternatives :
    1. Réduction du temps de travail pour permettre au plus grand nombre d’avoir  un travail,
    2. Respect des qualifications, Respect de l’expérience professionnelle,
    3. Définition précise des emplois,
    4. Formations pour anticiper l’évolution des métiers,
    5. Plan de carrière établi sérieusement,
    6. Éradication de toutes les discriminations (Femmes-Hommes, Jeunes-Seniors,etc.),
    7. Éradication de la souffrance au travail.

Updated: 8 décembre 2013 — 14 h 46 min
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